
Prix de renouvellement des antivirus : ce que coûte vraiment la deuxième année
Tableau des prix de première année et de renouvellement relevés le 6 novembre 2026 sur les boutiques officielles, pièges d'affichage et marche à suivre pour désactiver la reconduction.
Le prix affiché pour un antivirus est un prix de première année. Relevé le 6 novembre 2026 sur les boutiques officielles, le renouvellement coûte plus cher chez la plupart des éditeurs : +74 % chez Avast, +129 % chez AVG, +60 % chez Norton, +75 % chez Kaspersky. Le montant est parfois absent de la page (Bitdefender, ESET, TotalAV, Sophos). La parade tient en trois gestes : lire le prix de renouvellement avant de payer, noter la date d’échéance dans un agenda, et désactiver la reconduction automatique si le produit ne vous convainc pas.
Les écarts relevés, éditeur par éditeur
Le tableau reprend l’offre d’entrée de chaque éditeur dont les deux prix ont pu être lus sur une page ou un panier officiels. L’écart est celui qui figure dans notre relevé ; quand il n’a pas été calculé, la case est vide.
| Éditeur | Offre | 1re année | Renouvellement | Écart |
|---|---|---|---|---|
| Avast | One Premium Security (un PC et un mobile) | 41,88 € | 72,99 € | +74 % |
| AVG | Internet Security (licence pour un seul PC) | 34,99 € | 79,99 € | +129 % |
| Avira | Internet Security (licence pour un seul PC) | 29,99 € | 57,99 € | +93 % |
| Norton | AntiVirus Plus (un appareil) | 24,99 € | 39,99 € | +60 % |
| Kaspersky | Standard (un appareil) | 19,99 € | 34,99 € | +75 % |
| McAfee | Premium (appareils illimités) | 44,95 € | 129,95 € | |
| Intego | ONE Essential (un Mac) | 26,24 € | 34,99 € | +33 % |
| Malwarebytes | Standard (un seul appareil) | 39,99 € | 39,99 € | 0 % |
| Panda | Dome Essential (1 appareil, sans code promo) | 39,95 € | 39,95 € | 0 % |
| G DATA | Internet Security (licence individuelle) | 39,95 € | prix catalogue en vigueur | env. 0 % |
Quelques précisions pour lire ce tableau sans se tromper. Le prix McAfee Premium est celui du panier officiel, où la mention « actuellement » précède le montant de renouvellement. Les prix Intego ont été lus en euros mais la boutique de paiement facture en dollars et hors TVA ; la mention TTC n’est donc pas confirmée. Les prix Malwarebytes et Panda sont identiques d’une année à l’autre sur leur panier, mais celui de Panda est hors code promo, et le prix remisé du site n’a pas pu être lu. Quant à G DATA, ses conditions de vente parlent d’une reconduction « au prix catalogue en vigueur », sans chiffre : le prix catalogue affiché est 39,95 €, mais le montant exact du renouvellement n’est pas écrit.
Les offres haut de gamme, où l’écart se creuse
Le tableau ci-dessus concerne les offres d’entrée. Plus la formule est riche, plus le saut est net, et les pages officielles le montrent noir sur blanc.
Chez Norton, la gamme 360 enchaîne les sauts : Standard démarre à 34,99 € et finit à 79,99 € ; Deluxe, qui couvre cinq appareils, va de 39,99 € à 109,99 € ; Premium, pour dix appareils, de 39,99 € à 119,99 € ; Advanced, enfin, de 44,99 € à 139,99 €. La page de Deluxe prévient que le renouvellement peut dépasser le prix initial et reste « susceptibles d’être modifiés », avec une formule dont le tarif de deuxième année approche le triple du premier. Chez Kaspersky, Plus monte de 29,99 € à 59,99 € et Premium de 34,99 € à 84,99 €. Chez AVG, la formule Internet Security étendue à dix appareils va de 59,99 € à 99,99 €, et la gamme Ultimate de 79,99 € à 139,99 €. Chez Avast, Ultimate passe de 69,48 € à 104,99 € (+51 %). Chez Avira, Prime pour 5 appareils passe de 49,99 € à 89,99 €. Chez McAfee, l’offre Advanced monte de 64,95 € à 149,95 €.
Aucun de ces écarts n’est caché : tous figurent sur les pages officielles. Ils sont simplement écrits en petit, après un prix de lancement en gros, ce que le lecteur pressé ne voit pas. La fiche Avast reprend chaque offre du groupe avec sa date de relevé.
Pourquoi la remise barrée est souvent le prix de renouvellement
Sur plusieurs pages officielles, le prix barré n’est pas un prix fictif de comparaison : c’est le tarif de la deuxième année. Chez Avast, la page de Premium Security écrit que la remise est calculée « par rapport au prix de renouvellement de 72,99 € par an ». Le client croit économiser 43 % sur un produit qui vaut 72,99 € ; en réalité, il paie une année à prix d’appel et les suivantes au tarif plein. Le raisonnement commercial est simple : conquérir un abonné coûte cher, le garder coûte moins, et la reconduction automatique transforme l’inertie en recette.
Cette mécanique n’est pas illégale ni cachée, et elle n’est pas propre à l’antivirus. Elle explique pourquoi le meilleur moment pour comparer deux produits n’est pas le jour de l’achat, où les prix sont écrasés par les remises, mais le jour du renouvellement, où chacun affiche son vrai tarif. Un abonné qui compare à ce moment-là découvre souvent que le concurrent, qu’il avait écarté à cause d’un prix de première année plus élevé, revient moins cher sur deux ans.
Les prix qu’on ne peut pas comparer, faute de chiffre
Une comparaison honnête doit dire où elle s’arrête. Pour cinq éditeurs, le renouvellement n’a pu être établi sur source officielle.
| Éditeur | Ce qui est publié | Ce qui manque |
|---|---|---|
| Bitdefender | Prix de première année (Antivirus Plus 17,99 € sur la page Free, 1 appareil ; Total Security 49,99 €) | Aucun montant libellé « renouvellement » ; 39,99 € est le prix catalogue de la boutique, non qualifié |
| ESET | HOME Security Essential à 49,99 €, « valable pour un 1er achat uniquement » | Montant de renouvellement non publié, « tarifs préférentiels » sans chiffre |
| TotalAV | Prix en dollars seulement depuis l’IP de relevé | Prix en euros, première année et renouvellement |
| Sophos Home | Essai sans carte bancaire | Page d’achat inaccessible au relevé |
| McAfee | Basic à 29,95 € et Essential à 39,95 € en première année | Renouvellement des deux formules non lu |
Pour ces éditeurs, la règle prudente est de demander le prix de renouvellement au service client avant d’acheter, ou de le chercher dans le panier jusqu’au dernier écran avant paiement. Les écarts constatés ailleurs justifient la précaution.

Le relevé comporte une limite : il a été fait depuis une adresse canadienne, et plusieurs éditeurs fixent leur tarif et leur devise d’après le pays détecté. Les prix en euros viennent donc des boutiques officielles avec le pays France et la devise euro sélectionnés, jamais d’une conversion. Si votre page affiche un autre montant, c’est le vôtre qui compte.
Le prix par mois : un affichage qui n’est pas une mensualité
La deuxième source de malentendu est le prix mensuel mis en avant. Il flatte l’œil, et il n’est pas ce que vous payez chaque mois.
- Chez Avast, la vitrine annonce 3,49 € par mois, mais la carte n’est débitée qu’une fois par an, de 41,88 €. Le renouvellement affiche ensuite 6,08 € par mois, soit 72,99 € par an.
- AVG affiche 2,92 € par mois pour 34,99 € la première année, et 4,99 € par mois pour 59,99 € sur 10 appareils.
- Norton écrit « Soit 2,08 € par mois » pour AntiVirus Plus : c’est le total annuel de 24,99 € divisé par douze, facturé en une fois.
- Kaspersky annonce « seulement 1,67 € par mois » pour Standard, et ESET 4,17 € par mois pour Essential : deux équivalents d’un montant annuel.
- Intego propose un abonnement de deux ans par défaut, avec un prix mensuel affiché mais une facturation globale pour toute la période, en dollars et hors TVA au paiement.
La question à poser est donc toujours la même : à quelle date, pour quel montant total, le compte sera-t-il débité ? Sur le panier, c’est le total qui compte, pas la ligne en petit corps qui détaille la mensualité fictive.
Formules de deux ans, licences multi-appareils : lire la durée
Une autre variable brouille la comparaison : la durée de l’engagement et le nombre d’appareils. G DATA propose une licence d’un ou de deux ans, avec une remise annoncée de 12 % sur deux ans pour Internet Security et de 10 % pour Total Security. Intego fait l’inverse : sa page d’achat met en avant une formule de deux ans, renouvelable tous les deux ans au tarif de 64,99 € pour Essential. Avast vend son VPN séparé sur un, deux ou trois ans, à des prix qui baissent avec la durée. Comparer un prix annuel à un prix biennal sans le ramener à l’année donne un classement faux.
Le nombre d’appareils joue de la même façon. Une licence pour dix appareils à 99,99 € de renouvellement n’est pas chère si l’on protège dix appareils, et l’est beaucoup si l’on en protège deux. Le prix pertinent est le prix par appareil réellement couvert, sur la durée réellement utilisée, au tarif de renouvellement.
Renouvellement automatique et garanties conditionnées
Presque tous les éditeurs relevés activent par défaut la reconduction automatique. Kaspersky écrit que l’abonnement sera renouvelé automatiquement et qu’il peut être annulé à tout moment. Avira renouvelle « sauf si le renouvellement est annulé », à un prix susceptible de changer. McAfee prélève au tarif en vigueur trente jours avant l’échéance. TotalAV impose un préavis d’au moins 30 jours pour les plans annuels, et ESET prévient par e-mail avant le renouvellement.

Les garanties, elles, se lisent avec les conditions. Quatre exemples montrent la logique :
- La Promesse 100 % contre les virus de Norton, qui promet un remboursement si un virus n’est pas supprimé, exige un abonnement à renouvellement automatique actif.
- La Garantie antivirus d’AVG repose sur la même condition.
- Chez TotalAV, obtenir le remboursement (30 jours pour un plan annuel) impose de résilier l’abonnement au préalable : couper la reconduction automatique n’y suffit pas.
- Chez McAfee, la promesse antivirus est elle aussi conditionnée au renouvellement automatique.
L’effet est subtil : la garantie qui rassure à l’achat oblige à garder actif le mécanisme qui produit la hausse de prix. Un lecteur qui tient à la garantie sait désormais pourquoi il ne pourra pas, sans la perdre, couper la reconduction dès le premier jour. Les durées de remboursement, de leur côté, vont de 30 jours (Avast, AVG, Kaspersky, Bitdefender, ESET, Panda, G DATA, Intego) à 60 jours (Malwarebytes, Avira Prime).
Comment désactiver la reconduction, concrètement
La marche à suivre varie d’un éditeur à l’autre, mais le principe est constant, et les étapes tiennent en peu de lignes.
- Retrouver le compte utilisé pour l’achat. Pour certains éditeurs, la vente passe par une boutique distincte du site, ce qui oblige à ouvrir un autre espace client : Avira, Malwarebytes, Panda et Bitdefender utilisent des boutiques de ce type.
- Ouvrir la rubrique « abonnement », « facturation » ou « mes abonnements », et choisir l’annulation du renouvellement automatique.
- Demander une confirmation écrite, par e-mail, qui indique que l’abonnement ne sera pas reconduit.
- Si le paiement est passé par un magasin d’applications, PayPal ou un portail bancaire, vérifier l’abonnement dans ces comptes aussi.
- Noter la date d’échéance : ESET précise que la protection reste active jusqu’à cette date après désactivation de la reconduction.
Désinstaller le logiciel ne résilie pas le contrat. Cette erreur fréquente coûte cher, en particulier quand on remplace un antivirus par un autre. Le cas des abonnés de BullGuard, migrés vers Norton, est raconté dans un article sur les éditeurs disparus ou rachetés.
Ce que dit le droit sur la résiliation en ligne
Selon la DGCCRF, les contrats conclus ou pouvant être conclus en ligne, qu’ils aient été souscrits en ligne ou sur papier, peuvent être résiliés en ligne : le site ou l’application comporte un bouton de résiliation facilement accessible, le professionnel peut rappeler les conditions de résiliation (préavis, indemnité éventuelle), puis il doit confirmer la réception de la demande et indiquer la date et les effets de la résiliation. Cette modalité ne change pas les conditions de résiliation du contrat : préavis et période d’engagement restent applicables.
Deux réserves. La règle vise le professionnel qui a conclu le contrat : un achat passé par un intermédiaire peut relever de ses conditions propres. Et résilier n’est pas se faire rembourser : le remboursement relève de la garantie commerciale, avec ses conditions, que la section précédente détaille. Nous résumons la règle sans la commenter en juriste, en renvoyant à la source officielle pour le détail.
Décider avant l’échéance, pas après le prélèvement
Le moment utile pour agir est avant la date de renouvellement, jamais après. Une routine simple suffit : le jour de l’achat, ouvrir l’agenda, noter une alerte trente jours avant l’échéance, et y écrire le prix de renouvellement lu sur la page. À l’alerte, trois possibilités : renouveler en connaissance de cause, résilier, ou comparer avec un autre produit. L’antivirus intégré à Windows est gratuit, et le panorama des offres gratuites rappelle ce que chaque version limite. Le renouvellement n’est pas toujours une mauvaise affaire. Un abonnement à 72,99 € qui couvre plusieurs appareils peut rester raisonnable, et un produit à 34,99 € dont les résultats sont excellents aussi. La mauvaise affaire est celle qu’on découvre sur son relevé bancaire.
Les pages tarifaires évoluent, les remises aussi : les montants cités valent pour le 6 novembre 2026. Vérifiez-les sur les pages officielles, par exemple celles d’Avast, de Kaspersky, de Norton ou d’AVG, avant toute décision d’achat ou de reconduction.
Questions fréquentes
Pourquoi le prix d'un antivirus augmente-t-il au renouvellement ?
Le tarif de la première année est un prix de lancement, souvent présenté avec une remise barrée. Les pages officielles de Kaspersky, de Norton ou d'Avira l'écrivent : prix de lancement la première année, renouvellement au tarif en vigueur, susceptible de changer. Relevé le 6 novembre 2026, l'écart va de 0 % chez Malwarebytes Standard à +129 % chez AVG Internet Security.
Comment désactiver le renouvellement automatique d'un antivirus ?
Ouvrez le compte utilisé pour l'achat, rubrique abonnement ou facturation, et choisissez d'annuler le renouvellement automatique, qui n'est pas toujours la résiliation immédiate. Gardez une confirmation écrite. Si le paiement a transité par un magasin d'applications ou par PayPal, vérifiez aussi ces comptes. Chez ESET, désactiver la reconduction laisse la protection active jusqu'à l'échéance.
Le prix par mois affiché est-il celui que je paierai chaque mois ?
Non, pas dans les offres relevées. Chez Avast, 3,49 € par mois correspond à 41,88 € facturés une fois par an. Chez Norton, la mention « Soit X EUR par mois » est le total annuel divisé par 12. Chez Kaspersky et ESET, « seulement 1,67 € par mois » et « 4,17 € par mois » sont aussi des équivalents d'un montant annuel.
La garantie de remboursement protège-t-elle d'un renouvellement non voulu ?
Rarement sans condition. La promesse contre les virus de Norton et la garantie antivirus d'AVG exigent un abonnement à renouvellement automatique actif. Chez TotalAV, le remboursement suppose de résilier d'abord l'abonnement : désactiver le renouvellement ne suffit pas. Lisez les conditions avant de compter sur la garantie.
Peut-on résilier un abonnement antivirus en ligne en France ?
Selon la DGCCRF, les contrats conclus ou pouvant être conclus en ligne peuvent aussi se résilier en ligne, depuis le site ou l'espace client du professionnel. Cette modalité vaut pour les contrats en cours ou à venir. Si l'achat est passé par une boutique ou un magasin d'applications tiers, la procédure peut dépendre de cet intermédiaire.