
Kaspersky en France : résultats des laboratoires et statut
Les laboratoires placent Kaspersky parmi les meilleurs ; les autorités américaines et allemandes en déconseillent l'usage. Voici les faits, sans conclusion à votre place.
Ce que mesurent les laboratoires
Kaspersky Premium (Windows 21.24 et 21.25, macOS 27.0, Android 11.133)
AV-TEST, Windows 11, particuliers, Windows 11
Kaspersky Premium 21.24 et 21.25
- Protection
- 6 sur 6
- Performance
- 6 sur 6
- Facilité d'usage
- 6 sur 6
6 / 6 / 6, Top Product Cycle d'août 2026 (période de test juillet-août 2026). Source : av-test.org
AV-Comparatives, Malware Protection Test, 10 000 échantillons, Windows
Kaspersky
- Taux de protection
- 99,97 % échelle de 95 à 100
- Faux positifs
- 5
99,97 % de protection, 5 faux positifs, Advanced+ Septembre 2026, rapport publié le 15 octobre 2026. Source : av-comparatives.org
AV-Comparatives, Real-World Protection Test, 400 scénarios, Windows
Kaspersky
- Taux de protection
- 99,75 % échelle de 95 à 100
- Faux positifs
- 3
399 menaces bloquées sur 400, 3 faux positifs, Advanced+ Février-mai 2026, publié le 15 juin 2026. Source : av-comparatives.org
AV-Comparatives, Performance Test, Windows 11
Kaspersky Premium 21.26
- Score d'impact
- 3,3
3e rang, impact de 3,3 (plus bas = mieux), Advanced+ Septembre 2026, publié le 20 octobre 2026. Source : av-comparatives.org
SE Labs, Home Anti-Malware (Protection), Windows
Kaspersky Premium
- Protection Accuracy
- 100 %
- Legitimate Accuracy
- 100 %
- Total Accuracy
- 100 %
Protection 100 %, légitimes 100 %, Total Accuracy 100 %, AAA Test du 6 avril au 12 juin 2026, rapport du 27 juillet 2026. Source : selabs.uk
Kaspersky fait l'objet d'une interdiction de vente aux États-Unis depuis 2024 et d'un avertissement du BSI allemand de 2022. Il n'existe ni interdiction ni avertissement formel en France ; le CERT-FR écrit que l'usage de ses outils « peut être questionné ». Les faits et leurs sources sont détaillés plus bas.
Kaspersky convient à un lecteur qui place la qualité de détection avant tout et qui accepte le contexte géopolitique du produit : ses résultats de laboratoire sont parmi les meilleurs de 2026. Sa limite principale n’est pas technique. Le Département du Commerce américain en a interdit la vente aux États-Unis, le BSI allemand en déconseille l’usage depuis mars 2022, et le CERT-FR français écrit que l’usage de ses outils « peut être questionné » sans l’interdire. Le produit est toujours vendu en France au 6 novembre 2026. Cette fiche donne les résultats, les textes et les prix, et laisse le choix au lecteur.
Qui édite Kaspersky : Moscou, une holding britannique
L’éditeur s’appelle AO Kaspersky Lab, et la mention « © 2026 AO Kaspersky Lab » figure toujours en pied de page de kaspersky.fr. L’entreprise a été fondée en 1997 et Eugene Kaspersky en est le PDG depuis 2007, selon son site. Son siège est à Moscou. Le communiqué du Trésor américain du 21 juin 2024 mentionne par ailleurs une holding britannique, Kaspersky Limited, et le Département du Commerce a inscrit une société nommée Kaspersky Labs Limited (Royaume-Uni) sur sa liste des entités sous restriction.
Cette structure explique pourquoi la discussion se tient dans plusieurs pays à la fois : l’éditeur est russe, la holding est britannique, les clients sont mondiaux. Un lecteur français qui achète une licence contracte avec la filiale qui vend le produit en France, mais le logiciel, ses mises à jour et son réseau de détection dépendent du groupe.
Interdiction américaine, avertissement allemand, position française
Les faits sont établis par des documents publics, et ils ne disent pas tous la même chose. Voici ce que nous avons lu, avec la date de chaque texte.
États-Unis. Le 20 juin 2024, le Département du Commerce a publié une décision finale à l’encontre de Kaspersky. À partir du 20 juillet 2024, il est interdit à l’éditeur de conclure de nouveaux accords avec des personnes aux États-Unis. À partir du 29 septembre 2024, les mises à jour de signatures et de code, l’exploitation du Kaspersky Security Network et la revente ou l’intégration du produit sont interdites. Le détail figure sur la page du Bureau de l’industrie et de la sécurité. Le lendemain, 21 juin 2024, le Trésor (OFAC) a désigné douze dirigeants d’AO Kaspersky Lab ; son communiqué précise que ni la société, ni sa maison mère, ni ses filiales, ni son PDG n’ont été désignés. Le texte est sur le site du Trésor américain.
Allemagne. Le 15 mars 2022, le BSI, l’office fédéral de la sécurité informatique, a publié un avertissement au titre de la loi sur la sécurité informatique et recommandé de remplacer les produits de Kaspersky par des alternatives. Le motif est le risque qu’un éditeur russe soit contraint de mener ou de faciliter une opération informatique offensive dans le contexte de la guerre. Le BSI demande aussi de ne pas désactiver l’antivirus sans plan de remplacement. L’avertissement est toujours publié et n’a pas été levé sur ces pages : on peut le lire dans le communiqué d’origine.
France. Il n’existe ni interdiction ni avertissement formel. Dans sa note CERTFR-2022-CTI-001, le CERT-FR de l’ANSSI écrit que l’usage des outils de Kaspersky « peut être questionné du fait de leur lien avec la Russie ». Il ajoute qu’« aucun élément objectif ne justifie de faire évoluer l’évaluation du niveau de qualité des produits et services fournis », ne préconise pas de déconnexion sans solution de substitution, et conseille d’envisager « à moyen terme » une stratégie de diversification des solutions de cybersécurité. La note est consultable sur le site du CERT-FR. Nous n’avons trouvé aucune mise à jour de cette position après 2022 : nous ne pouvons donc ni écrire qu’elle a été maintenue ni qu’elle a été levée.
Pour une lecture plus détaillée de la situation d’un utilisateur français, notre article Kaspersky en France en 2026 reprend ces textes un par un.
Une précision sur la portée de ces mesures évite des contresens fréquents. L’interdiction américaine porte sur la vente, le support et les mises à jour destinés aux États-Unis : aucun des documents cités ne vise la distribution aux clients français, et kaspersky.fr continue d’afficher des boutons d’achat et de renouvellement à la date du 6 novembre 2026. L’avertissement du BSI est une recommandation adressée à l’Allemagne, pas une règle qui s’applique en France. Quant à la désignation de douze dirigeants par l’OFAC, elle ne touche pas la société elle-même. Ces trois textes n’ont donc ni le même auteur, ni la même portée, ni la même nature, et les mélanger dans une seule phrase du type « Kaspersky est interdit » est inexact pour un lecteur français.

Ce que montrent les laboratoires : une série sans faute
Sur la partie technique, la fiche est brève parce que les résultats sont constants. Au cycle d’août 2026 d’AV-TEST, Kaspersky Premium 21.24 et 21.25 obtient 6 sur 6 en protection, en performance et en facilité d’usage sur Windows 11, avec le badge Top Product. Sur macOS (cycle de juin 2026, Kaspersky Premium 27.0) et sur Android (cycle de septembre 2026, Premium 11.133), le résultat est le même.
Chez AV-Comparatives, le Malware Protection Test de septembre 2026 donne à Kaspersky 99,97 % de protection sur 10 000 échantillons, 5 faux positifs et l’award Advanced+. Bitdefender fait légèrement mieux avec 99,98 % et 1 faux positif ; McAfee atteint le même taux de protection, mais avec 36 faux positifs. Au test Real-World de février à mai 2026, Kaspersky bloque 399 scénarios sur 400, laisse passer 1 menace seulement, et affiche 99,75 % avec 3 faux positifs. Aucun autre produit du tableau ne fait mieux.
Un taux de protection élevé ne suffit pas à juger un antivirus : un produit qui bloque tout mais accuse trop de fichiers sains devient pénible à vivre. Kaspersky tient les deux bouts, 3 faux positifs au test Real-World et 5 au test Malware, quand McAfee en compte 36 au second. C’est cette combinaison, plus que le chiffre de protection seul, qui explique la place du produit dans les classements annuels.
Au test de performance de septembre 2026, Kaspersky Premium 21.26 est troisième, avec un impact de 3,3, derrière McAfee (3,1) : l’écart est de deux dixièmes de point d’un score que les laboratoires donnent à titre indicatif.
SE Labs, qui rejoue des attaques du jour et des attaques ciblées contre le produit, donne à Kaspersky Premium 100 % de protection, 100 % de précision sur les fichiers légitimes et 100 % de Total Accuracy, avec l’award AAA. Dans ce rapport, seuls Kaspersky et Malwarebytes ont bloqué toutes les attaques ciblées ; les autres produits en ont laissé passer une ou deux.
Le rapport annuel 2025 d’AV-Comparatives confirme cette régularité : Kaspersky est Top-Rated Product, reçoit l’or pour le Malware Protection et pour les faux positifs (9 faux positifs cumulés sur l’année, contre 12 pour Total Defense et 19 pour Bitdefender), et l’argent sur l’Advanced Threat Protection optionnel.
Standard, Plus, Premium : ce que contient chaque palier
Le catalogue français propose trois formules, avec un nom qui suit l’ordre croissant des fonctions. Les formules couvrent Windows, macOS, Android et iOS ; la page officielle affiche par défaut « 1 appareil, 1 an », et nous n’avons pas relevé d’autres nombres d’appareils.
| Offre | Nom de la suite | Ce qui est inclus (d’après la page officielle) |
|---|---|---|
| Kaspersky Standard | Antivirus | Fonctions d’antivirus et d’analyse ; ni VPN ni gestionnaire de mots de passe dans le tableau |
| Kaspersky Plus | Internet Security | Standard, plus VPN et gestionnaire de mots de passe |
| Kaspersky Premium | Total Security | Plus VPN illimité, gestionnaire de mots de passe, coffre-fort de documents, assistance premium |
L’archive de ce site vantait déjà la richesse des fonctions de Kaspersky : contrôle parental, sauvegarde, mode jeu, protection de la webcam. Nous n’avons pas pu relire ces fonctions sur les pages actuelles, et nous ne les reprenons donc pas. Safe Kids est signalé gratuit un an avec Premium et Plus ; le tableau de Standard est ambigu sur ce point.
Prix et résiliation
Kaspersky Standard coûte 19,99 € la première année et 34,99 € ensuite ; Plus passe de 29,99 € à 59,99 € ; Premium de 34,99 € à 84,99 €. Le renouvellement de Premium est donc plus de deux fois supérieur au tarif de lancement. Ces prix datent du 6 novembre 2026 et viennent de pages produit comme celle de Premium. La mention TTC n’est pas explicite sur ces pages : à vérifier au moment de payer.
Le texte officiel est clair sur le mécanisme : « Prix de lancement la première année. L’abonnement sera renouvelé automatiquement au prix de X € par an. Vous pouvez l’annuler à tout moment. » Le montant « seulement 1,67 € par mois » affiché sur Standard est l’équivalent mensuel d’une facturation annuelle, pas un abonnement mensuel.
Pour désactiver le renouvellement, le chemin habituel passe par le compte My Kaspersky, rubrique des abonnements, puis la gestion de l’abonnement. La protection reste active jusqu’à la fin de la période payée. Si l’achat a été fait par un revendeur, un opérateur ou une boutique d’application, la résiliation se fait chez lui. La page officielle annonce un remboursement sous 30 jours. Le « Kaspersky Free » du site est un essai de 30 jours de Standard : à l’issue de l’essai, le produit n’est plus gratuit.

Ce qui est établi, ce qui reste à décider
Ce qui est établi :
- les résultats de laboratoire sur Windows, macOS et Android sont parmi les meilleurs du marché, sur plusieurs laboratoires et plusieurs périodes ;
- le produit est vendu en France, avec des prix de première année parmi les plus bas du relevé (19,99 € pour Standard) ;
- les textes américain, allemand et français existent, sont datés, et ne se contredisent pas sur les faits : seule leur conclusion diffère.
Ce qui reste à décider, et qui n’appartient qu’au lecteur :
- l’importance accordée au lien de l’éditeur avec la Russie, que le CERT-FR juge un motif de questionnement sans en déduire d’interdiction ;
- le prix à moyen terme : le renouvellement de Premium vaut 84,99 €, et celui de Standard 34,99 € ;
- le poids donné à un avertissement officiel étranger, celui du BSI, dont le motif est le risque d’une opération informatique offensive d’un éditeur russe dans le contexte de la guerre.
Nous ne tranchons pas : un lecteur qui travaille dans une administration, une entreprise sensible ou un secteur réglementé devrait suivre la politique de son organisation, et le conseil de diversification du CERT-FR se lit comme une invitation à ne pas dépendre d’un seul éditeur, russe ou non.
Autres choix selon ce que vous cherchez
Si vous voulez une protection de même niveau avec un éditeur d’un autre pays, Bitdefender (Bucarest) est le produit le plus proche dans les tableaux d’AV-Comparatives de 2026 : 99,98 % au Malware Protection Test, 1 seul faux positif et un award Advanced+.
ESET, éditeur slovaque de Bratislava, affiche un taux de 99,89 % avec 3 faux positifs sur le même test, et un award Advanced+ lui aussi. Son prix de première année est en revanche plus élevé que celui de Kaspersky Standard dans notre relevé, et son montant de renouvellement n’est pas publié.
Pour comparer les abonnements payants entre eux, avec leurs résultats et leurs prix de deuxième année, la page meilleur antivirus payant reprend les mêmes sources que cette fiche. Quel que soit le produit choisi, le plus utile est de lire le prix de renouvellement avant celui de lancement.
Prix et résiliation
| Offre | Première année | Renouvellement | Relevé le | Source |
|---|---|---|---|---|
| Kaspersky Standard (1 appareil, 1 an) | 19,99 € | 34,99 € par an | 6 novembre 2026 | kaspersky.fr |
| Kaspersky Plus (1 appareil, 1 an) | 29,99 € | 59,99 € par an | 6 novembre 2026 | kaspersky.fr |
| Kaspersky Premium (1 appareil, 1 an) | 34,99 € | 84,99 € par an | 6 novembre 2026 | kaspersky.fr |
Questions fréquentes
Kaspersky est-il interdit en France ?
Non. Les sources consultées le 6 novembre 2026 ne font état d'aucune interdiction ni d'aucun avertissement formel en France, et kaspersky.fr vend toujours Standard, Plus et Premium. L'interdiction de 2024 vise les États-Unis, et l'avertissement du BSI de mars 2022 vise l'Allemagne. Le CERT-FR écrit que l'usage des outils de Kaspersky « peut être questionné » et recommande, à moyen terme, une stratégie de diversification.
Kaspersky est-il fiable techniquement ?
Les résultats des laboratoires sont parmi les meilleurs : 6 sur 6 partout au cycle AV-TEST d'août 2026, 99,75 % au test Real-World d'AV-Comparatives de février-mai 2026 et une protection de 100 % chez SE Labs. La question que posent les autorités est la confiance dans un éditeur lié à la Russie, pas la détection des malwares.
Que s'est-il passé aux États-Unis en 2024 ?
Le Département du Commerce a rendu sa décision finale le 20 juin 2024. Les nouveaux accords avec des personnes aux États-Unis ont été interdits à partir du 20 juillet 2024, puis les mises à jour de signatures et l'utilisation du Kaspersky Security Network à partir du 29 septembre 2024. Cela concerne le marché américain, pas la vente en France.
Comment résilier un abonnement Kaspersky ?
Le renouvellement est automatique : la page officielle indique que l'abonnement sera renouvelé au prix affiché et qu'il peut être annulé à tout moment. Il se désactive depuis le compte My Kaspersky, rubrique des abonnements, et la protection reste active jusqu'à la fin de la période payée. Kaspersky annonce un remboursement sous 30 jours.
Kaspersky Free existe-t-il ?
La page « Kaspersky Free » du site français propose un essai gratuit de 30 jours de Kaspersky Standard, pas une version gratuite permanente. Au-delà, il faut souscrire un abonnement.